Depuis les années 80, le monde a basculé dans la financiarisation, impliquant une extension du domaine de l’art.

« Le médium est le message. » dit Marshall McLuhan. Ainsi, le constat est que le marché de l’art EST l'Art.

L'art ne se laisse pas attraper, il est corps vivant et agissant. Les grands mouvements artistiques sont des remises en questions, des compréhensions nouvelles de notre vieux monde.

Pour exemple, le surréalisme –qui a tant bouleversé notre compréhension- fit suite à la guerre 14-18 afin de prouver que toutes logiques, toutes pensées n’aboutissent pas forcément au feu et au sang. Une autre logique est possible.

Nous sommes actuellement dans la même situation: en fin de système.

Ben Lewis parle d'art néo-baroque, je pense qu'il s'agit là d'une voie sans issue. Ce qui change aujourd'hui, ce sont les outils. Le monde est interconnecté. Nous entrons à présent dans une compréhension géopolitique globale.

L'Outil art a changé, son terrain de jeu aussi. Nous ne pouvons nous contenter de la scène artistique occidentale.

Et le grand mouvement artistique est là ; le mouvement Amiral actuel rime avec diversité ethnique. 

C'est pourquoi les forces du marché se doivent de reconnaître toutes les esthétiques, toutes les civilisations. le Moyen orient, la Turquie avec sa position géostratégique, Inde, Bresil.., avec leurs savoirs, leurs éthique, une relation meilleure à la nature, des sagesses et des arts de vivre . 
Dans ce jeu un continent, Sud Amérique outragée, (Souvenez-vous du 11 septembre1973.) Sud Amérique brisée, Sud Amérique martyrisée mais Sud Amérique libérée ! Libérée par elle-même, libérée par son peuple.

Rien n'est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l'univers libre, des forces immenses n'ont pas encore données.

Il faut que l’art soit présent ce jour-là, soit. Tel est mon but, mon seul but.


Bernardpons.

2012

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