Qui est Bernard Pons ?

L'iconographie de Bernard Pons s'inspire de la pensée cosmologique et des diverses manifestations naturelles et surnaturelles associées à l'univers, elle aborde les thèmes religieux, politiques et dynastiques. Urbain ou pas.

Dans « La Recherche de l'Absolu », paru dans les temps modernes en 1948, Sartre exposait une idée merveilleuse d'ordre primordiale, antérieur à l'histoire de la culture, il évoquait le visage antédiluvien de son ami, qui se moquait de la culture et ne croyait pas au progrès, croyant dans cette extrême jeunesse de la nature où ni le beau ni le laid n'existent encore. Et à ces thèmes d'anthropologie existentielle.

Toute interprétation est un assassinat, une petite mort. Le seul réel est la mort disait Lacan. et la mort c'est déjà beaucoup. Pour sortir de cette tiranie la magie opère, il nous vient des images. Corps nus, plumes, corps souples, visages scarifiés, capes en peaux, lèvres en chiens rouges du Mexique, cous distendus, parées, spectaculaires. Il nous vient des images de baignades, de courses, de pieds frôlant le sol ou bien frappant la terre. Des feuilles fraîches cousues en forme de matrice.

Armé d'un arc et de flèches Bernard Pons chasse la pièce qu'il va créer, lui demande la permission avant d'en partager la viande; le saumon sauvage à la robe argentée accepte de se transformer, le vieux lynx au visage renfrogné devient oiseau.

Mille êtres qui se sont glissés dans son imagination comme des annonces du destin et sur une idée directrice selon laquelle nous devons les lire. Les enfants jouent avec des perroquets nucléaires dont ils arrachent les atomes colorés pour en faire des pendants d'oreilles ; une jeune fille porte le ciel sur sa tête, la queue gracieusement glissée.

Il nous revient des images de paradis perdu, de liberté extrême, d'un monde qui n'est que la partie visible de sa substance spirituelle, un monde qui contient le regard de l'autre.

Là où le sens et le non-sens s'affrontent et s'échangent.